Annoncé officiellement lors du Xbox Games Showcase 2025, Doom: The Dark Ages est bien plus qu’un nouvel épisode dans la mythique série de FPS. C’est un véritable virage créatif qui redéfinit l’univers de Doom en l’ancrant dans un passé médiéval sombre, brutal et gothique. Le Doom Slayer, figure culte de la licence, abandonne les installations martiennes et les bases high-tech pour affronter les enfers à l’époque des catapultes et des chevaliers. Et le résultat est aussi inattendu que prometteur.
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ToggleUn retour aux origines… mais dans le passé
Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, Doom: The Dark Ages ne revient pas aux premiers jeux des années 90 dans le style ou le gameplay. Ce nouvel opus s’inscrit dans une volonté de réinterprétation narrative de la genèse du Doom Slayer. On incarne un guerrier sacré évoluant dans un univers médiéval-fantastique, à la fois inspiré de Dark Souls dans l’esthétique, et fidèle à la brutalité viscérale typique de Doom.
Le choix de cette époque n’est pas anodin. Id Software propose une relecture originelle de son personnage mythique, comme s’il s’agissait de raconter la naissance d’un mythe dans un monde ravagé par des forces infernales ancestrales. Armures massives, cathédrales en ruine, rituels occultes… l’univers visuel tranche radicalement avec les précédents épisodes, tout en conservant la dimension ultra-violente et iconique de la franchise.

Un arsenal médiéval… mais furieusement Doom
Pas question ici de se contenter d’épées rouillées et d’arbalètes. Dans The Dark Ages, l’arsenal médiéval est repensé à la sauce Doom : chaque arme mêle brutalité archaïque et technologie runique. Parmi les premières démonstrations, on retrouve un bouclier circulaire cranté, capable de faucher les ennemis comme une scie circulaire, et même de revenir tel un boomerang ensanglanté.
Le célèbre fusil à pompe fait lui aussi son retour, sous une forme rudimentaire mais tout aussi destructrice. Le Doom Slayer y adjoint une panoplie d’armes inspirées des engins de siège médiévaux : fléaux infernaux, masses à impact énergétique, arbalètes surchargées… Chaque outil de mort semble conçu pour démembrer, écraser, pulvériser, sans jamais ralentir l’action frénétique propre à la série.
Et oui, il sera possible de chevaucher un dragon démoniaque dans certaines séquences. Un clin d’œil à la montée en puissance héroïque du Slayer, mais aussi une façon d’introduire des mécaniques de gameplay aérien inattendues.
Un FPS toujours aussi nerveux, mais enrichi
Le rythme effréné reste l’ADN de Doom, et The Dark Ages ne déroge pas à la règle. Si les décors et les armes changent, les sensations restent : combats rapprochés, gestion millimétrée de l’espace, enchaînements de finish moves… le système de combat est conçu pour maintenir l’adrénaline au plus haut.
Cependant, cette version introduit aussi de nouvelles mécaniques inspirées des jeux d’action-aventure. On parle de puzzles environnementaux, de narration plus poussée via des textes anciens, et même de choix symboliques dans certains arcs narratifs. Le tout, sans transformer Doom en RPG : il s’agit davantage de créer une immersion plus profonde dans l’univers gothique que d’ajouter des menus de compétences.
Une technique à la hauteur du mythe
Propulsé par une version évoluée de l’id Tech Engine, Doom: The Dark Ages promet un niveau de détails inégalé. Les effets de lumière sont retravaillés pour renforcer l’ambiance oppressante des châteaux en ruine et des cryptes infernales. Le sang gicle plus que jamais, les ennemis sont plus grotesques, et les combats encore plus spectaculaires.
La bande-son, composée par Andrew Hulshult (déjà remarqué sur Doom Eternal) promet des sonorités qui mêlent guitares métalliques, chœurs liturgiques et percussions tribales. Une identité sonore à la hauteur du concept : un FPS païen et barbare, où chaque bataille est une messe noire de violence.
Une ambition de renouvellement assumée
Ce nouveau chapitre n’est pas une simple parenthèse dans la saga. Pour Id Software, il s’agit d’un reboot narratif ambitieux, pensé pour séduire les anciens fans comme les curieux. Les développeurs évoquent déjà la possibilité de prolonger cette nouvelle timeline si l’accueil est positif, avec des extensions ou des spin-offs se déroulant dans d’autres périodes sombres.
Ce choix audacieux de changer totalement d’univers tout en gardant les bases du gameplay pourrait bien redéfinir ce qu’on attend d’un jeu Doom. Il démontre surtout la volonté du studio de ne pas se reposer sur ses lauriers, et de faire évoluer une licence qui aurait pu, comme tant d’autres, sombrer dans la redite.