Activision et Infinity Ward ont levé le voile sur le Call of Duty 2026. Au programme : abandon assumé des consoles old-gen, arrivée surprise sur Nintendo Switch 2, retour du mode DMZ et collision frontale avec GTA 6 dans le calendrier. Voici ce qu’il faut retenir.
Le premier trailer ne montre quasiment aucun gameplay — l’exercice habituel pour ce type de teaser — mais l’annonce, elle, contient plus de surprises stratégiques que d’habitude. Modern Warfare 4 ne se contente pas d’être « le COD de l’année ». Il essaie de repositionner toute la franchise.
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ToggleUne date de sortie qui en dit long : le 23 octobre 2026

Modern Warfare 4 sortira le 23 octobre 2026, suivi de près par la Saison 1. Le timing n’a rien d’innocent : on est exactement un mois avant la fenêtre de sortie de GTA 6, à condition que Rockstar ne décale pas (encore) son rendez-vous. Activision ne veut clairement pas se retrouver écrasé par l’événement gaming de la décennie, et préfère encaisser ses ventes avant.
Une bêta est attendue dans les mois qui précèdent, même si aucune date n’a été communiquée.
Adieu la PS4 et la Xbox One, bonjour la Switch 2
C’est sans doute la plus grosse rupture stratégique de cet opus : Modern Warfare 4 est le premier Call of Duty depuis des années à laisser tomber la génération précédente. Plus de PS4. Plus de Xbox One. Infinity Ward se concentre enfin sur du vrai matériel next-gen.
Côté plateformes :
- PC
- PlayStation 5
- Xbox Series X|S
- Nintendo Switch 2 (les détails sur cette version restent flous)
Cette présence sur Switch 2 intrigue beaucoup : difficile d’imaginer la machine de Nintendo encaisser un COD à pleine puissance, mais Activision semble vouloir y planter son drapeau dès maintenant.
Conséquence directe : Warzone ferme aussi ses portes sur PS4 et Xbox One. Le jeu disparaîtra des boutiques old-gen dès le 4 juin, avant un arrêt complet au moment de l’intégration de MW4 (vraisemblablement courant novembre).
Une campagne sur fond de tensions internes au 141

Côté histoire, le trailer mise sur un cadre militaire assez classique, avec une faction nord-coréenne dans le rôle des antagonistes. On voyage entre New York, Mumbai, Paris et la Corée. Rien de très original sur le papier — mais après la campagne très expérimentale de Black Ops 7, beaucoup de fans verront le retour aux fondamentaux d’un bon œil.
Le vrai crochet narratif se joue ailleurs : Price et Ghost ne sont plus du même côté. Une fracture qui pourrait découler de la mort de Soap dans Modern Warfare 3. Curieusement, Makarov — son meurtrier — n’apparaît pas dans le trailer. Selon les premières fuites, il mourrait très tôt dans la campagne, et c’est précisément la manière dont il meurt qui placerait Price en cavale.
À noter : la campagne est jouable hors-ligne, et les shaders compilent eux aussi sans connexion. Un détail rare aujourd’hui, mais que les joueurs PC apprécieront.
Multijoueur : ce qui change dans MW4
Le multi débarque avec une douzaine de cartes au lancement, en plus de nouveaux terrains Big War pour des affrontements 32 contre 32 avec véhicules, et un mode Gunfight déclinable jusqu’au 10 vs 10.
Mais c’est une carte en particulier qui intrigue : Kill Block. Son architecture est dynamique et change entre plus de 500 configurations différentes d’une partie à l’autre. Au lancement, elle sera réservée au Gunfight, avant de s’étendre à d’autres modes.
Personnalisation et progression
- Gunny, un nouveau système d’assemblage automatique d’armes selon votre style de jeu — pour ceux qui en ont marre de la Gunsmith
- Create-A-Class unifié : Opérateurs, armes, équipements et killstreaks dans un seul et même loadout
- Apex Attachments : des accessoires bonus pour les armes entièrement améliorées
- Prestige Régulier ou Classique au choix, le Classique offrant un reset à l’ancienne avec de meilleures récompenses
Mouvement et gameplay
L’Omnimovement disparaît de l’équation. Les glissades arrière restent en revanche disponibles, et le mantling a été retravaillé en profondeur (déplacement latéral le long des rebords, annulation du mantle…). Le rythme général serait plus rapide que MWII, quelque part entre MW19 et MWIII.
Le reste de la liste
- Vote pour les cartes de retour
- Bouclier anti-émeute destructible
- Perk Ninja confirmé
- Mode Théâtre de retour
- Refonte massive de l’UI avec menus latéraux et verticalité (la fin des fameuses tuiles « à la Hulu »)
- Diverses améliorations de l’application Call of Duty
DMZ : la seconde chance

C’est peut-être le retour le plus excitant de cette annonce. Le mode DMZ revient, considérablement étoffé.
Petit rappel pour les nouveaux venus : DMZ est un extraction shooter apparu dans Modern Warfare 2 en 2022. Le principe ? Vous débarquez sur une grande carte avec votre équipe, partagée avec d’autres joueurs et des ennemis contrôlés par l’IA. Vous remplissez des contrats, ramassez du loot — et surtout, vous devez vous extraire vivant, sous peine de tout perdre. Tension, choix tactiques, paranoïa permanente.
Le souci avec la première version de DMZ ? Activision l’avait lancée en bêta avant de l’abandonner sans vrai suivi. Pendant ce temps, le genre explosait avec Escape from Tarkov, puis Arc Raiders et Marathon de Bungie. Le retour annoncé inclut météo dynamique, objectifs militaires changeants et une portée globalement bien plus ambitieuse. Reste à voir si cette fois, Activision suivra dans la durée.
Warzone : le grand ménage qui se fait attendre
Au-delà de l’abandon des consoles old-gen, Warzone n’a pas droit à autant d’amour que MW4 dans cette annonce. Le mode battle royale continuera d’intégrer des contenus des opus précédents, ce qui pose un problème connu : trop d’armes, trop de mécaniques superposées, une expérience devenue tentaculaire.
L’occasion serait pourtant idéale de repartir sur une base saine avec l’arsenal du nouveau jeu, voire de lancer une vraie nouvelle itération de Warzone profitant des gains techniques de cette génération. Activision ne semble pas l’envisager — pour l’instant.
Vault Edition : des skins qui tiennent (enfin) la route

Pour ceux qui craquent sur les éditions premium, la Vault Edition inclut le Special Forces Operator Pack, soit quatre skins thématisés autour de différents pays : France, Allemagne, Corée du Sud et Royaume-Uni. Visuellement, ça change de la surenchère habituelle de la franchise. Le Hostile Alliance Operator Pack est également de la partie.
Le Hunter Killer Operator est quant à lui un bonus de précommande réservé aux éditions Digital Standard et Vault. Il sera utilisable immédiatement dans Black Ops 7 et Warzone, puis bien sûr dans MW4 à sa sortie.
Le verdict avant gameplay
Modern Warfare 4 ressemble à un épisode de transition assumé : abandon des vieilles consoles, retour à des bases plus classiques après les expérimentations de Black Ops 7, deuxième tentative sérieuse sur le terrain de l’extraction shooter avec DMZ. Reste à voir, dans les prochaines semaines, si le trailer de gameplay confirmera ces bonnes intentions — et si Activision tiendra la cadence face à un GTA 6 prêt à tout absorber sur son passage.